Le Sous-directeur de la Société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) Dominique Témé a dénoncé le monopole accordé à Ivosep par le district d’Abidjan. C’était, récemment lors d’une conférence de presse organisée à Yopougon.

Selon Dominique Témé, certaines entreprises de leur secteur d’activité créent par le coût exorbitant de leur prestation, d’énormes difficultés aux familles qui perdent leurs proches. « Les familles sont enchaînées, elles abandonnent les corps parce qu’elles

ne peuvent pas payer. Des cercueils de 150 000 Frs, 250 000 Frs sont imposés aux parents des disparus contre leur gré», a-t-il déploré. Avant d’ajouter que pour une

meilleure visibilité, l’Etat doit assainir le secteur des pompes funèbres. «Nous sommes dans le libéralisme économique, il n’est point question de signer des conventions de gré à gré », a martelé le conférencier. Qui a rejeté du revers de la main la “prétendue” convention d’exclusivité d’exploitation signée entre le District d’Abidjan et Ivosep.

Dominique Témé soutient que juridiquement le District d’Abidjan n’est pas habilité à signer une convention en la matière avec une entreprise quelconque du secteur. Aussi suggère-t-il le procédé par appel d’offre ainsi que le suivi du coût des prestations par l’Etat. Ce qui selon lui, donnera la possibilité aux familles éplorées de s’occuper de leurs défunts en fonction de leur capacité financière. L’expert des services funèbres, propose également la formation des travailleurs de leur domaine d’activité. Pour lui, seule, la formation prime. “Ne devient pas professionnel des activités mortuaires qui veut, il faut se former au préalable”, a insisté le Dga de Sipofu Dominique Témé. Qui, en marge de cette conférence a reçu le Prix Top management du meilleur gestionnaire des entreprises de pompes funèbres.

Eugène Kouadio