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Au centre-ouest ivoirien : Les minibus (Gbaka) imposent leur loi

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Hommes et bagages sont contraints de se supporter (ph Angeline DJERABE)

Voyager à bord de minicar, communément appelé Dina ou Gbaka pour joindre les villes et villages, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire est un casse-tête chinois. une réalité à laquelle, le samedi 29 février, notre équipe a été confrontée.

Gagnoa- Soubré, Soubré-Daloa, Soubré-Kpada et Daloa-Gbétitapia.Quelle galère !!! « Dina, Gbaka ou Badjan » règnent en maître sur les lignes de nombreuses localités dont celles citées ci-dessus.

En sardine

Ils sont légions à l’intérieur du pays

Ils relient une ville ou un village à un autre au mépris du confort du voyageur

Tant pis pour la sécurité, la mobilité et le bien-être du voyageur

D’ailleurs ils n’en ont cure !

En sardine

Pourvu que tout espace soit acquis, exploité et rentabilisé

Pour ce faire, les passagers sont entassés et coincés tels dans une boite de sardine

Pratiquement superposés les uns sur les autres, les voyageurs n’ont pas leur mot à dire. D’ailleurs l’adage du « client est roi » ne s’applique pas à eux.

Car le plus important pour le chauffeur c’est de faire le maximum de gain lors d’un voyage.

En sardine,

Ils se lancent à la conquête de leur destination une fois tout espace vide comblé

A vive allure ou lentement. C’est selon. Une chose est sûre, ces véhiculent roulent

Ces minibus de transport pour la plupart en piteux états, font la loi

Les forces de l’ordre sont impuissantes face à eux

la surcharge n’est plus un phénomène sur ces routes du centre-ouest. (Ph: Dr)

En sardinés,      

Quelques fois les jambes suspendues sur les équipages. Les bagages, les poulets et les hommes se disputent les places dans le véhicule. Au grand dam du confort ! En un mot, ils sont en sardinés dans les minibus qui les transportent d’une destination à une autre. A cinq ou six dans un espace prévu pour trois personnes. Pourvu que les Gbaka (Minibus) arrivent à les embarquer tous.

Hélas ! Les passagers subissent sans broncher. En victime résignée, chacun perçoit les odeurs corporelles de son voisin de siège. Mais que peuvent-ils y faire ? Personne ne s’en soucie d’ailleurs. Et personne ne s’en offusque. Pas même le convoyeur qui, lui, reste debout durant le voyage. Peu importe la distance. L’essentiel est d’arriver à destination.

Le plus écœurant, c’est lorsqu’à un poste de contrôle les forces de sécurité sensées protéger la population ferment les yeux sur la surcharge. Ils ne disent rien non plus. Mieux, les hommes en treillis laissent le véhicule en question poursuivre sa route. En tout cas, tout laisse à croire qu’au centre-ouest, les Gbaka, Dina ou Badjan (minibus) sont « rois » et font la loi.

Gaga Zéline

2 Commentaires

  1. se n’est pas normal il faut que l’état de cote d’ivoire voie cette situation.Car entant qu’un pays émergent la population ivoirienne se doit du respect.

  2. C’est pas croyable ! Et dire qu’on nous fatigue les oreilles avec  » l’émergence ».. l’état doit voir ça. La vie des gens est en jeu.

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