La loi sur l’interdiction du téléphone au volant et celle des sachets plastiques peinent à intégrer les mœurs du citoyen.
La loi sur l’interdiction du téléphone au volant et celle des sachets plastiques peinent à intégrer les mœurs du citoyen.(Dr)

En Côte d’Ivoire, il a été voté deux importantes lois. Notamment la loi sur l’interdiction du téléphone au volant et celle sur la production et la commercialisation des sachets plastiques.

Mais, force est de constater que ces deux dispositions légales peinent à intégrer les mœurs du citoyen. En effet, depuis que le téléphone est entré dans les habitudes de la population, l’envie de communiquer avec les siens ne cesse d’augmenter.

A cet effet, il ne se passe une minute sur nos routes et rues sans voir un automobiliste au volant de son véhicule en train de communiquer au téléphone. Téléphoner au volant devient du coup, le hobby d’hommes et femmes en pleine circulation, parfois sur l’autoroute et les grandes voies express.

Quant aux sachets plastiques, on a l’impression que son interdiction est synonyme de l’accroissement des activités qui y sont liées. L’emballage biodégradable tant vanté semble inexistant. Les sachets plastiques plus que jamais prisés, jonchent les rues et ruelles, bref, notre environnement immédiat et lointain.

Face à cet entêtement vis-à-vis des lois, peut-on parlé d’incivisme citoyen ? Si incivisme, il y avait, n’a-t-il pas une cause ? Quelle est la responsabilité de l’autorité garante exclusive des lois ? Peut-on dire que l’Etat a failli à ce niveau ? Une loi votée ne mérite-t-elle pas de suivi dans son applicabilité ? Est-ce le cas en Côte d’Ivoire ? Nous pensons que non ! Si c’était le cas, ces deux lois seraient respectées à la lettre par les populations. En réalité, pour qu’une décision dans le cadre d’une loi soit efficace, il faut absolument que sa phase répressive soit activée en cas de non-respect. Oui, dans ce pays, il faut que cela soit ainsi pour une véritable éducation citoyenne.

Eugène KOUADIO