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Il est interdit toute activité de déboisement dans les forêts sacrées

Ce sont au total 44 000 hectares de forêts naturelles du pays que ce décret vise à protéger. Selon les autorités, cette flore est par la force des us et coutumes demeurée relativement bien préservée, des phénomènes de déforestation.

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Le Conseil des ministres du 29 avril a adopté plusieurs décrets au nombre desquels celui définissant les modalités de protection des forêts sacrées.
Le Conseil des ministres du 29 avril a adopté plusieurs décrets au nombre desquels celui définissant les modalités de protection des forêts sacrées (Ph:Dr).

Le Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril a adopté plusieurs décrets au nombre desquels celui définissant les modalités de protection des forêts sacrées.
Ce sont au total 44 000 hectares de forêts naturelles du pays que ce décret vise à protéger. Selon les autorités, cette flore est par la force des us et coutumes demeurée relativement bien préservée, des phénomènes de déforestation.

Selon le Porte-parole du gouvernement, le décret interdit dans les forêts sacrées, toute activité de déboisement ou de défrichement que constituent le prélèvement illicite de bois, les activités agricoles et minières. Et également les feux de brousse.

En outre, il soumet à autorisation préalable des communautés rurales concernées, les activités de recherche scientifique, ainsi que le prélèvement et le ramassage de fruits et de produits forestiers ligneux dans les forêts sacrées.
Le Conseil a aussi pris un décret définissant les limites de la forêt classée d’Anguededou. Cette décision, a laissé entendre le Ministre Sidi Tiémoko Touré distrait de l’emprise de cette forêt classée, les sites concernés par des projets de haute portée socioéconomique. Il porte la nouvelle superficie de la forêt classée d’Anguededou à 8 501 hectares et 49 ares.

Lire aussi : Communiqué du conseil des ministres

Le gouvernement a également a adopté un décret fixant les conditions de déboisement et de défrichement dans le domaine forestier national. Cette décision soumet, en cohérence avec la politique de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts, le déboisement ou le défrichement à l’autorisation préalable de l’administration forestière.

Ce, en vue selon le ministre de la Communisation et des Médias, de préserver durablement le patrimoine national forestier résiduel. Toutefois, l’autorisation de déboisement ou de défrichement de forêt est assujettie au maintien d’au moins 30% d’état boisé de la superficie concernée.

Angeline DJERABE