Les fans et admirateurs de l’artiste défunt Arafat Dj, se sont donnés rendez-vous ce samedi 24 août 19, à Abidjan-Angré afin de lui rendre hommage à travers une procession.

Station pétro ivoire d’Angré. Il est 14h. Le coup de départ est donné. La Yorogang, les chinois (fans de l’artiste) parents, amis d’Arafat Dj ainsi que les férus du coupé décalé se mettent en route. Vêtus de tee-shirts blancs estampillés de la photo de leur idole avec différentes inscriptions. Notamment « Je suis chinois »« Il n’y a pas de trahison en chine » et « Daïshi l’immortel », les chinois tout en exécutant la danse moto-moto (dernière création de l’artiste), fredonnent le chant comme une hymne.

Pour ses admirateurs, c’est une marque de gratitude et d’affection au défunt. « Le Daïshikan a donné une identité au coupé décalé. Quoi qu’on dise, il restera le champion du mouvement en Côte d’Ivoire. Il nous a quitté prématurément. Nous lui serons toujours reconnaissants parce qu’il a apporté quelque chose dans notre vie. Nous n’allons jamais oublier cela », a-t-il souligné Cyrille Monpéo surnommé le « chef chinois » de Marcory sans fil.  

Le cortège ainsi constitué venu de divers horizons du district d’Abidjan, a, avec des prières, chants et pas de danses, effectué à pied le parcours. Allant de la station pétro ivoire, au lieu de l’accident, à Angré 7e tranche. Le nombre des marcheurs parcourant le boulevard Latrille, grossi au fur et à mesure que la procession avance. Les forces de l’ordre sont très vite débordées. Contenir la foule devient laborieux pour les corps habillés. Difficile de circuler.

Un arrêt s’impose afin de canaliser les fans. « Nous sommes obligés de vous arrêter et de vous mettre en ordre afin que vous marchiez dans la discipline », a déclaré le sergent-chef A. Koffi de la police nationale, à l’endroit des chinois. La procession reprend de plus belle, avec cette fois-ci une ceinture de sécurité pour calmer les ardeurs. Toutefois au niveau du 22e arrondissement, le vrombissement soudain des motos ainsi que la vue d’un camion d’animation va redynamiser le cortège.

Une demi-heure environ, l’atmosphère est surchauffée. Une ambiance de concert prévaut sur l’artère. Les fans d’Arafat Dj passent en revue tous les titres à succès de l’artiste ainsi que ses différents pas de danse. « Tout ce que Arafat chantait, c’est notre vie, c’est notre vécu. Nous sommes venus d’Anyama pour lui rendre hommage.  Daïshi n’est pas mort. Il est en nous. Il vit en nous », a affirmé la « chinoise » Awa Touré.

Également des chansons de louanges improvisées sont chantées jusqu’au lieu de l’impact.

Destination de la procession. Certains admirateurs munis de bougies, d’autres des bouquets de fleurs à la main ont tenu à saluer pour une dernière fois la mémoire du « Daïshi ». Disparu brutalement le 12 août dernier à Abidjan, dans un tragique accident de moto, une prestation d’artistes a clos dans la soirée, le programme d’hommage à la mémoire d’Arafat Dj. Cependant les condoléances officielles se poursuivent jusqu’au mercredi 28 août 19.

 Angeline Djérabé