l'évènementiel en Afrique subit l’effet de la crise du Covid-19
Avec les effets du coronavirus, ce sont près d’un million d’emplois indirects et 500 000 emplois supplémentaires qui sont impactés négativement en Afrique.(Ph: Dr)

Avec les effets du coronavirus, ce sont près d’un million d’emplois indirects qui sont impactés négativement en Afrique. Spécialement dans le secteur de l’industrie évènementielle. Et près de 500 000 emplois supplémentaires pourraient être menacés si la pandémie devait s’inscrire dans la durée. Ce sont les statistiques livrées par l’Association Africaine des Professionnels de l’industrie évènementielle (Aapie).

Dans un communiqué du 15 avril 2020, émanant de son conseil d’administration, cette association attire l’attention. Sur la précarité de la situation des acteurs de l’évènementiel en Afrique, d’une part. D’autre part, sur les dangers qui guettent l’avenir de cette corporation à la sortie de la crise due au Covid-19.

«Les causes principales étant les pertes subies. Notamment après les annulations des événements et l’opacité encore trop pesante de notre marché qui mettent en danger toute la chaîne de production. En quelques jours, toute la filière a reçu un coup d’arrêt brutal et total de l’ensemble de ses activités», mentionne la note.

Le secteur de l’événementiel est fortement éprouvé

Qui précise que l’événementiel est une filière diversiforme composée de nombreux niveaux de sous-traitance, étroitement liés les uns aux autres. «Les conséquences sur le secteur de l’évènementiel, des mesures justes et compréhensibles d’annulation et de confinement, prises par les autorités publiques sont lourdes. Aussi bien pour tout le secteur, que pour ses sous-traitants. Fournisseurs, prestataires de services et même indépendants qu’ils soient formels ou non se retrouvent ainsi au chômage» précise le courrier.

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L’Aapie se veut formelle, l’impact économique sur le secteur événementiel va être terrible. Elle craint par ailleurs que les acteurs du secteur rencontrent des difficultés pour la relance de leurs activités, une fois la crise terminée. «Confrontées à l’inexistence, dans leurs contrats d’assurance, de clauses permettant de couvrir ce type de sinistre, plus de 95% de ces entreprises ont été provisoirement obligées de fermer.

 Les 5% restantes ont arrêté des mesures drastiques d’austérité parmi lesquelles ; la réduction des charges de fonctionnement, les départs en congés anticipés, la mise au chômage technique de 2/3 du personnel…» Devant ce sombre tableau,  l’association engagée dans le développement et la protection du secteur de l’évènementiel, lance un appel à la solidarité collective pour remettre l’industrie culturelle africaine à flot. Cela, après les effets dévastateurs du coronavirus.

Jean LEMECHAN