Ce manuscrit est un Devoir de mémoire. Mieux, c’est une réflexion qui se veut un plaidoyer de sortie de crise
Ce manuscrit est un Devoir de mémoire. Mieux, c’est une réflexion qui se veut un plaidoyer de sortie de crise (Dr)

L’enseignant-écrivain René-Pierre Anouma propose une contribution à la résolution de la crise Ivoirienne. Cela à travers son œuvre « Engagement pour la paix » parut chez ‘‘GAD édition’’. La présentation de cet ouvrage de 344 pages a eu lieu ce jeudi 27 août, à Abidjan-Cocody devant un parterre de journalistes.   

Plus qu’un livre, ce manuscrit est un Devoir de mémoire. Mieux, c’est une réflexion qui se veut un plaidoyer de sortie de crise pour une paix durable à bâtir, une demande de pardon aux victimes et un hommage respectueux aux disparus. Ces valeurs qu’enseigne « l’arbre à palabres devraient aider à vider les cœurs plains d’amertume et d’esprit de vengeance » une catharsis pour lever les blocages, tabous et autres interdits pour le pardon et faciliter ainsi un dialogue entre les différents présidents Ivoiriens. A savoir Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié. Car « là où le cœur ne nous dit pas de nous unir, la raison nous demande de le faire », a souligné l’auteur. Qui estime qu’une autorité doit plutôt devancer les choses que de créer les problèmes.

Selon René-Pierre Anouma, il faut espérer que la conscience de leur responsabilité historique face au devenir de la Côte d’Ivoire saura leur imposer cette démarche. Ce, en s’inscrivant dans la vision du père de la nation qui invitait à tout sacrifier à la paix pendant qu’il est encore temps. Mieux à s’inspirer de l’amour qui crée et non de l’orgueil et de la haine qui détruisent. « Unis et réconciliés, nous tuerons à jamais la méfiance, la calomnie, la peur pour servir, dans la confiance retrouvée, les intérêts supérieur de notre Côte d’Ivoire bien aimée », a-t-il repris le message de l’ancien président Félix Houphouët-Boigny.

L’auteur René-Pierre Anouma est enseignant, chercheur et diplomate. Licencié ès-lettres et en droit de l’université d’Abidjan, Diplômé de l’Institut d’Etudes politiques d’Aix-en-Provence, il est Docteur d’Etat en Histoire de l’Université de Provence. A ce titre, il a servi dans plusieurs administrations ivoiriennes, à l’Unesco et comme Observateur des Nations unies près la Commission mixte Cameroun-Nigéria chargée du suivi de l’Arrêt de la cour international de justice de la Haye du 10 octobre 2002 relatif au différend frontalier entre les deux pays. L’écrivain est membre de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la paix.

Angeline DJERABE